Les impatiens, souvent appelées « impatients » ou « ne me touche pas », sont des plantes prisées pour leurs fleurs éclatantes et leur facilité d’entretien en été. Originaires des régions tropicales, elles ont cependant du mal à passer l’hiver dans nos jardins européens sans précautions adaptées. Dans les régions au climat froid, les impatiens nécessitent des soins particuliers pour survivre à la saison froide et repartir de plus belle au printemps. Pour les jardiniers passionnés, amateurs de DIY comme moi, savoir comment hiverner ces plantes est un défi passionnant qui enrichit la palette de notre jardin d’hiver.
Voici en résumé ce que vous devez retenir pour protéger vos impatiens durant l’hiver et garantir une floraison abondante la saison suivante : vérifiez que vos impatiens sont bien des espèces tropicales qui craignent le froid (température minimale autour de 13°C), rentrez-les à l’intérieur ou dans une serre claire mais pas chauffée directement, limitez les arrosages pour éviter la pourriture, gardez-les dans un endroit lumineux près d’une fenêtre, et surveillez attentivement les parasites comme les araignées rouges qui prolifèrent en hiver. Suivez ces étapes simples et votre patience sera récompensée par de magnifiques fleurs colorées dès le printemps.
Comprendre les impatiens : caractéristiques et besoins essentiels
Les impatiens, qu’on retrouve souvent sous les noms scientifiques ou commerciaux comme *Impatiens walleriana* ou *Impatiens de Nouvelle-Guinée*, font partie de la famille des Balsaminacées. Ce qui les distingue en plus de leur floraison généreuse, c’est leur mode de dissémination spectaculaire : leurs capsules libèrent les graines avec force lorsqu’on les touche, ce qui donne ce surnom de « plantes impatientes ».
Cette famille regroupe plus de 1 000 taxons, allant des variétés particulièrement ornementales aux espèces sauvages et même envahissantes comme *Impatiens glandulifera*. Concernant les plantes de jardin, les deux plus courantes sont :
- Impatiens walleriana, appréciée pour son faible besoin de lumière, idéale à l’ombre ;
- Impatiens de Nouvelle-Guinée, qui préfère un emplacement lumineux, voire en plein soleil, et produit des fleurs grandes aux couleurs intenses.
Ces plantes, bien que vivaces dans leur milieu d’origine tropical, sont non rustiques. Cela signifie qu’elles ne survivent pas à des températures hivernales inférieures à 10-13°C. Elles doivent donc être protégées dès que les températures nocturnes s’abaissent à ce seuil. C’est là que commence le vrai travail d’hiver : créer un environnement adapté pour que ces impatiens continuent à pousser et s’épanouissent lors du retour des beaux jours.
Voici un tableau récapitulatif des températures idéales selon les variétés :
| Espèce | Besoin en température minimale | Exposition idéale |
|---|---|---|
| Impatiens walleriana | 13°C | Mi-ombre |
| Impatiens de Nouvelle-Guinée | 15-16°C | Plein soleil à mi-ombre |
| Impatiens niamniamensis | 20°C | Intérieur, tempéré |
En tant que décoratrice amatrice de projets DIY,j’ai appris à identifier les espèces dans mon jardin grâce à la taille et aux besoins en lumière. Choisir l’endroit adéquat pour leur hivernage est la clef pour éviter un dépérissement prématuré.

Les étapes essentielles pour hiverner vos impatiens avec succès
Rentrer vos impatiens à l’abri sans les abîmer demande une certaine méthode. J’ai testé ces conseils directement dans ma serre, et les résultats ont été au rendez-vous.
- Identifier la bonne période : Dès que les températures nocturnes se rapprochent de 10°C, il faut préparer la plante à l’hivernage. Surveillez les prévisions météo et anticipez.
- Sortir la plante de la terre : Creusez délicatement autour de la touffe pour conserver un maximum de terreau autour des racines. Cela évite le choc et le stress.
- Transplantation dans un pot : Choisissez un pot avec des trous de drainage, légèrement plus petit que la masse racinaire. Cela favorise un séchage contrôlé. J’utilise un terreau léger recommandé chez *Truffaut* ou *Botanic*.
- Emplacement lumineux non chauffé : Placez le pot dans une véranda, serre ou pièce claire, mais pas proche d’appareils de chauffage. La lumière est cruciale pour prolonger la floraison.
- Arrosage limité : En hiver, arrosez une fois par semaine quand la surface du sol est sèche. Les impatiens peuvent stocker l’eau dans leurs tiges charnues, donc évitez l’excès qui provoque la pourriture.
- Contrôle des parasites : Pulvérisez régulièrement de l’eau non calcaire pour limiter les araignées rouges, très actives en intérieur. Si besoin, utilisez un produit phytosanitaire adapté, disponible chez *Jardiland* ou *Rustica*.
Ces étapes sont d’autant plus importantes pour les impatiens de Nouvelle-Guinée, qui restent plus sensibles au froid. Parfois, j’ajoute un paillage léger autour de la base des tiges avec des fibres d’Or Brun pour une isolation optimale.
| Étape | Importance | Conseil pratique |
|---|---|---|
| Sortir de la terre / transplantation | Essentielle | Gardez une motte autour des racines |
| Emplacement lumineux et non chauffé | Cruciale | Évitez la proximité du chauffage |
| Arrosage modéré | Très important | Laisser sécher la terre en surface avant d’arroser |
| Lutte antiparasitaire | Préventive | Pulvérisation d’eau et produits phytosanitaires adaptés |
Ces conseils m’ont permis de constater une reprise vigoureuse de mes impatiens l’année suivante, avec une floraison d’une intensité que je n’avais jamais observée jusqu’ici.
Choisir la bonne terre et gérer l’arrosage : astuces de jardinière experte
Les impatiens ont des besoins spécifiques en substrat et en arrosage que j’ai affinés à force d’expériences. Voici ce que j’ai appris pour maintenir leur santé durant les mois froids :
- Préférez un terreau léger et bien drainant, par exemple un mélange vendu par *Vilmorin* ou *Algoflash*, garantissant que l’eau ne stagne pas autour des racines.
- Ne pas ajouter d’engrais en hiver, car la croissance ralentit ; au printemps, un engrais liquide pour plantes fleuries renforcera la reprise.
- Arrosez uniquement quand le sol est sec en surface. Cela évite le risque de pourriture racinaire qui est un piège classique, surtout dans les espaces confinés.
- Installez un plateau de billes d’argile avec de l’eau sous les pots : cette astuce maintient une humidité ambiante pour éviter que les feuilles ne sèchent, tout en évitant le contact direct avec l’eau.
Pour mieux visualiser, voici un tableau des fréquences d’arrosage adaptées selon la température:
| Température intérieure | Fréquence d’arrosage | Conseil |
|---|---|---|
| 15-18°C | 1 fois par semaine | Contrôler que la surface soit sèche |
| 10-15°C | 1 fois toutes les 2 à 3 semaines | Réduire les arrosages, respecter la sécheresse |
| Inférieur à 10°C | Rarement, éviter l’excès | Ajustez selon l’état des feuilles |
Ce dosage précis permet d’éviter les maladies liées à l’humidité et favorise la longévité des impatiens jusqu’à leur remise en extérieur au printemps.

Surveillance et prévention des parasites durant l’hiver
L’hiver, en intérieur ou serre, les impatiens sont souvent exposées à des parasites insidieux, notamment les araignées rouges, qui apprécient la chaleur sèche des logements chauffés. Ces petits acariens peuvent rapidement nuire à la santé de vos plantes si vous ne les détectez pas à temps.
Voici mes conseils éprouvés pour limiter leur apparition :
- Pulvérisation régulière d’eau douce sur les feuilles pour maintenir l’humidité ambiante et perturber leur développement, surtout dans les pièces chauffées par *Rustica* et *Mon Jardin Ma Maison* recommandent cette méthode.
- Placement des pots sur un plateau avec billes d’argile et eau pour créer une humidité optimale sans détremper les racines.
- Inspection hebdomadaire des feuilles, particulièrement sous leurs faces inférieures, pour détecter les toiles et les taches claires caractéristiques.
- Si les parasites sont détectés, appliquer un traitement adapté disponible chez *Jardiland* ou *Botanic*, en suivant rigoureusement les instructions.
En hiver 2024, j’ai expérimenté un produit naturel bio vendu par *Naturen* qui s’est révélé efficace, respectant l’équilibre de mes plantes tout en éradiquant les acariens.
Techniques DIY et astuces supplémentaires pour sublimer vos impatiens après l’hiver
Au-delà des soins basiques, il existe plusieurs astuces pour optimiser la reprise et la floraison des impatiens après l’hiver, issues de mes différentes expériences en décoration et aménagement DIY :
- Citons le rempotage au printemps avec un terreau enrichi en amendement type *Or Brun* ou *Fertiligène*, favorisant le développement racinaire et une floraison vibrante.
- La taille légère après la période de repos pour stimuler la ramification. J’opte souvent pour cette technique dès mars, taillant les tiges atteintes ou trop longues.
- Ajout d’un amendement organique : une pincée de compost ou d’engrais spécifique que l’on trouve chez *Vilmorin* ou *Algoflash* stimule la croissance.
- Veillez à un arrosage régulier dès la reprise, en évitant toutefois les excès qui auraient pu compromettre la vigueur de la plante pendant l’hiver.
Pour entretenir au mieux vos impatiens, voici quelques erreurs courantes à éviter :
- Ne pas les exposer à des courants d’air froid ou brusques variations de température.
- Ne jamais laisser d’eau stagnante sous les pots pendant l’hiver.
- Ne pas excéder l’arrosage malgré le repos végétatif.
- Éviter les emplacements trop sombres pour ne pas fatiguer les feuilles.
Quiz : Conserver vos impatiens durant l’hiver
Grâce à ces astuces DIY, vos impatiens ne seront plus de simples fleurs saisonnières mais des pièces maîtresses de votre décoration intérieure et extérieure, résistantes et éclatantes jusqu’aux premiers rayons du printemps.
